add image
'); printWindow.document.close(); printWindow.print(); });

Le Président de la République déplore la crise sociale dans le système éducatif du pays

Dans une adresse à la nation diffusée lundi, le président de la République Pr. Alpha Condé a exprimé son regret vis-à-vis de la crise sociale générale que traverse actuellement le système éducatif guinéen qui perdure depuis trois semaines.

Selon lui, la Guinée, à l'instar des autres pays, "traverse des difficultés" qui peuvent être surmontées si chacun prenait la "mesure exacte, sans passion ni calcul". "J'en appelle au sens élevé du devoir de chacun d'entre nous et vous exhorte tous, mes chers compatriotes, à un véritable sursaut national", a dit le président Condé qui estime que chacun doit se rappeler en toutes circonstances, que l'intérêt du pays est au-dessus de tout.

Le chef de l'Etat a souligné que chaque citoyen peut comprendre sa préoccupation, ainsi que celle de toute la nation face à la grève des enseignants qui perdure au grand dam de tous avec des conséquences malheureuses pour tout le pays et son système économique.

"Je regrette comme tous les Guinéens (les élèves et leurs parents) que notre école connaisse une succession de grève", a-t-il noté avant d'ajouter que les enfants sont privés de leur droit à l'enseignement.

Et c'est pourquoi, il a affirmé que "sa responsabilité première en tant que chef de l'Etat est d'être à l'écoute de tous les Guinéens et de trouver des solutions aux problèmes du pays dans un langage de vérité et de sincérité partagé".

Toutefois, il se dit convaincu que seuls le dialogue et la concertation sont à mesure de mettre fin à toutes les incompréhensions.
Par ailleurs, le chef de l'Etat n'a pas manqué de reconnaître que malgré les progrès significatifs réalisés ces dernières années, des efforts immenses restent à accomplir pour améliorer les conditions de vie et de travail des travailleurs.

Face à la revendication salariale des syndicats de l'éducation, le président de la République a précisé que les ressources du pays sont très limitées et que les besoins dans tous les domaines sont considérables et chaque jour plus pressants.

"Tout est priorité, tout est urgence", a-t-il dit, et d'ajouter: "Je prendrai toutes les mesures souhaitées par la majorité silencieuse de nos compatriotes pour combattre la gabegie financière et économique, la corruption et l'impunité", a rassuré le président Condé.

A cette occasion, le président guinéen a dénoncé les actes de violences qui ont causé des pertes en vies humaines et des dégâts matériels importants lors de cette grève des enseignants du pays.
Il a affirmé que la force ne peut pas être un recours, la violence n'est pas une solution.

Selon lui, l'espoir est permis grâce à la confiance retrouvée dans le pays par les partenaires techniques et financiers et la communauté internationale qui s'est manifestée notamment lors du groupe consultatif à Paris.

"Notre pays est en marche vers le progrès à condition que notre stabilité politique et sociale ne soit pas menacée par des crises sociales à répétition et des conflits politiques permanents", a souligné le président Condé.

Pour ce faire, M. Condé a affirmé qu'il s'emploiera personnellement à encourager le dialogue direct et franc avec toutes les forces vives de la nation pour parvenir à un large consensus sur les questions d'intérêt national.

"La Guinée a besoin d'union sacrée de la nation, la solidarité entre tous ses enfants, enfin de faire face aux défis de notre époque", a-t-il conclu. Avec Xinhua

 

Cellule de Communication

Next Article


Dernièes nouvelles

Suite...
add image
add image
Top